Tarija
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Fondation de Tarija
     
 

Les premiers habitants de la vallée de Tarija furent les churumatas et les tomatas. Les premiers, résistants aux incas, furent envoyés de force dans les Andes, à travers le système de la mitimaes. De ce qui fut probablement la civilisation churumatas il ne reste que quelques vestiges de chemins que l'on redécouvre depuis peu.

À l'arrivée des espagnols dans la région il ne restait que quelques groupes de tomatas. 

Afin de combattre les fréquentes attaques des chiriguanos, le vice roi Don Francisco de Tolède chargea en 1574, le capitaine Don Luis Fuentes, de fonder une ville dans la vallée de Tarija, dans la région des chirguanos.

Fuentes et 45 hommes se mirent en marche vers le sud du pays, arrivant aux pieds du Calama, lieu habité par le tomatas, ils construisirent un fort pour contenir les possibles attaques des chiriguanos. En arrivant dans la vallée il rencontrèrent une ancienne ville déjà construite par les colons, cette ville c'est San Lorenzo, ou Tarija la Vieille. 

Un peu plus loin, autour du fleuve Nouveau Guadalquivir, Luis de Fuentes fonda la ville de San Bernardo de la frontera de Tarija, le 4 juillet de cette même année 1574. Fuentes fut nommé capitaine et shérif. 

Le principal objectif de sa fondation fut d'établir un mur contre les incursions des chiriguanos depuis le Gran Chaco. 

Les tribus rebelles du sud du haut Pérou, dont les territoires se trouvaient aux limites des terres de Charcas, étaient devenues tristement célèbres pour leurs attaques continues contre les conquistadores qui voyageaient entre le paraguay et pilcomayo. Elles détruisirent les villes de Nueva Rioja et Barranca.

D'un autre coté elles envahissaient constamment toutes les terres de la récente Tarija. Pour mettre fin à cela le vice roi de Tolède organisa une expédition guerrière. Et malgré le fait qu'il était gravement malade il entra par le fort d'Incahuasi qui avait été construit par les incas aux limites de leur territoire. La première rencontre eut lieu au fleuve de Condorillo.
Les Chiriguanos se dispersèrent en petits groupes de choc et l'expédition fut un échec.

À partir de cette période les Chiriguanos, forts de leur succès, se firent plus courageux et attaquèrent avec encore plus de force les posts avancés espagnols. Ces derniers créèrent sur toute la frontière ou limite de la colonisation espagnole un front de plus de 300 km et construisirent des "villes frontières", c'est le cas de Mizque, Tomina, Tarabuco, Villar, Presto, etc.

Ces villes, construites à la fin du 16ème siècle, prospérèrent rapidement, les terres étaient fertiles, le climat clément et les habitants entreprenants. Ces villages, créés pour la défense présentaient des murailles et les maisons avaient des terrasses qu'on pouvait facilement habiliter pour la défense.

La richesse du bétail et la fertilité de la vallée était proverbiale et grandit avec les années. Déjà à l'époque Tarija était une grande productrice agricole: blé, olives, oranges, vignes, et pastorale: vaches, porcs, moutons et chevaux. Cela favorisa l'installation de colons espagnoles, surtout andalous et basques, qui métissés avec les indiens donnèrent lieu à la culture Gaucho et au style de vie Chapaco. En 1575 on fonda le couvent de Santa Dominguo dirigé par le frère Francisco Sedeño qui était arrivé avec le premier groupe de colonisateurs.

On y développa la culture des vignes et la fabrication du vin et Tarija se transforma rapidement en ville fournisseuse de vin et spiritueux (sigani) du haut Pérou. 

La tranquillité de la ville récemment fondée fut souvent perturbée par les attaques fréquentes des chiriguanos qui l'assiégèrent les 25 premières années de son existence. Pour contenir ces attaques et après le combat de Matará (1578), les espagnols construisirent des forts avancés à Navarez, San Diego, San Luis, Zapatera et Carapari.

Lors de la révolution pour l'indépendance, les patriotes et les royalistes se disputèrent la ville. La bataille de la tablada (15 avril 1817), à laquelle participa Moto Mendez libéra le territoire de Tarija des royalistes.

Durant le reste du XIX ème siècle et le XXème, la ville continua à progresser, matériellement et culturellement, grâce à la radication de nouveaux immigrés et de push économique de la région.

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Sources:

José de Mesa, Teresa Gisbert: HISTORIA DE BOLIVIA; 4ème édition, Editorial Gisbert, La Paz, 2001

Wikipedia

 
   
   
 

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