Chuquisaca (Sucre)
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Juana Azurduy: chef militaire (1780-1862)
     
 

Juana Azurduy de Padilla est née à Sucre (La Plata à l'époque) en 1780 de mère indienne et de père espagnol. Elle fut une grande patriote de Bolivie (du haut Pérou à l'époque) qui accompagna son mari Manuel Ascencio Padilla en tant que commandante des luttes pour l'émancipation du vice royaume de la Plata.

Le saviez-vous?

L'année de sa naissance la ville de la Paz fut assiégée par Tupac Katari et Bartonila Sisa qui venaient au secours de Tupac Amaru. Cela était peut-être un présage quant à la vie de cette héroïne...

Juana apprit à monter à cheval et à aimer la vie libre de la campagne à Toroca avec son père. Elle fit de nombreux déménagements et à 7 ans se retrouve en peu de temps orpheline.
Elle et sa soeur furent élevées par leur tante paternelle Petrona Azurduy avec laquelle elles eurent une très mauvaise relation car celle-ci voulait qu'elles restent à la maison pour broder et coudre. La tyrannie de leur tante et le manque d'exercice oppriment Juana qui arrête de parler.

Quand elle a 17 ans, sa famille d’accueil décide de l'interner au monastère Santa Teresa pour dominer son instinct rebelle et ses envies d'aventure. Cependant le silence, le ménage, la discipline et les prières ne viennent pas à bout de Juana. Elle s'interroge sur l'utilité de la vie cloitrée et opine sur l'appui de l'église aux puissants tellement que son séjour dans le monastère n'atteint pas un an. 

Elle revient chez elle avec un esprit encore plus exalté et elle attend impatiemment l'arrivée d'un évènement qui la sorte de cette vie monotone. 

Dans le canton de Toroca ou Rio Chico elle arrive à entrer en contact avec les indiens. Elle récupère le quechua qu'elle a appris lors de son enfance et apprend l'aymara. Elle travaille sur le terrain, fait les tâches de la maison et visite Eufemia Gallardo, la mère de celui qui sera son futur époux.

Là elle écoute les récits de Manuel Padilla qui exerceront une énorme influence sur sa formation. Juana a 25 ans et Manuel 30 quand ils se marient.
On est en 1805, et Padilla participe déjà à des groupes qui, influencés par la France, planifient la révolution. Le 25 mai 1809 une agitation populaire à Chuquisaca destitue le vice-roy. 

De là commence l'histoire des amants guérilleros. Ils avaient quatre enfants qu'ils emmenaient  avec eux sur le champs bataille. 

Après la déroute de l'armée du nord dans la bataille de Huaqui le 20 juin 1811, les royalistes, sous le commandement du général Goyeneche, récupérèrent le contrôle du haut Pérou et les propriétés des Padilla avec terres et bétail furent confisquées. Juana et ses enfants furent capturés mais heureusement, Padilla les sauva et ils se réfugièrent sur les hauteurs de Tarabuco. 

Ils continuèrent la lutte armée, recrutant plus de 10 000 miliciens. Juana organisa le "Bataillon Loyal" qui participa à la bataille Ayohuma, le 9 novembre 1813 et qui provoqua la retraite des armées argentines dans le haut Pérou. A partir de ce moment là Padilla et ses milices se dédièrent aux actions militaires contre les royalistes.

En mars 1814 Juana et Manuel ont vaincu des royalistes lors de différentes batailles et attendent la contre attaque. Les troupes révolutionnaires doivent se diviser, Manuel marche vers la Lagune et Juana va se réfugier avec ses enfants dans la vallée de Segura. On averti Juana que son époux est en danger mais lorsqu'elle veut aller à son secours les troupes espagnoles marchent sur la vallée où sont ses enfants.

Juana et ses enfants vont se réfugier dans la montagne. Il n'y a rien à manger, elle est la seule adulte. Elle ne connait pas les chemins et n'a aucun abri. Ses enfants tombent malade et deux d'entre eux meurent juste avant que n'arrive Padilla et un autre indien à leur secours. De retour dans la vallée Segura les deux autres enfants meurent de paludisme et dysenterie. 

Peu après Juana tombe de nouveau enceinte alors qu'elle va combattre avec Padilla dans la montagne de Carretas.

Juana donne naissance à Luisa Padilla à coté du Rio Grande alors que commence une attaque royaliste.

Ses hommes, la voyant faible, en profitèrent pour voler le butin de guerre mais la tête de Juana avait aussi un prix: 10 000 peso en argent. Les traîtres, sous le commandement de Loayza, attaquèrent Juana qui tenant son enfant dans les bras avait le sabre (qu'elle avait reçu symboliquement du général Belgrano sous les ordres duquel elle combattait) à la main prête au combat. Certains racontent qu'elle ordonna en quechua a ses amis indien d'attaquer. D'autres racontes qu'elle coupa elle même la tête de Loayza. Elle monta sur un cheval avec sa fille et réussit à s'échapper en plongeant dans la rivière. 

Ensuite elle laissa sa fille à une gardienne et continua à combattre aux cotés de son mari.

Azurduy mena la guérilla qui attaqua le Cerro Potosí qu'elle prit le 8 mars 1816. Elle reçu le tire de lieutenant-colonel par un décret signé par le directeur suprême des Provinces unies du Rio de la Plata, le 13 août 1816.

Le 14 novembre elle fut blessée dans la bataille de la laguna, son mari accourut pour la sauver et fut prit prisonnier. Manuel fut exécuté et sa tête fut plantée sur un piquet de la place publique par ses ennemis.

De plus le changement de plans militaires qui abandonna la campagne du haut Pérou pour aller combattre les royalistes via le Chili, diminua l'appuis logistique à la guérilla commandée par Azurduy qui se replia vers le sud et finit par s'unir au général Guëmes. A la mort de Guëmes elle se retrouva dans la pauvreté. Elle écrivit au gouvernement de Salta pour qu'il l'aide à retourner à sa terre natale; elle reçut 4 mules et 50 pesos.  

Elle retourne à la toute nouvelle Bolivie et enfin profite du rêve accompli. Elle vit quelques temps avec Luisa qui s'éloigne d'elle après son mariage. En 1825 le libérateur Simon Bolivar la fit monter au grade de colonel et lui offrit une pension. Il dit à Sucre "Ce pays ne devrait pas s’appeler Bolivia en mon hommage mais Padilla ou Azurduy car ce sont eux qui l'on libéré."

Juana passa plusieurs années sollicitant au gouvernement ses biens confisqués. La pension que Bolivar lui avait cédée lui fut enlevée en 1857 sous le gouvernement de José María Linares.

Lors de ses dernières misérables années de vie on raconte que Juana ne parlait pas bien qu'elle gardait son neveu Indalesio. Après avoir gagné 33 batailles à la tête des loyaux, après avoir été reconnue par Bolivar et qu'on lui offre une pension oubliée après deux ans, Juana meurt à 82 ans le 25 mai 1862 à Chuquisaca. 

Quant son neveu va réclamer de l'aide pour son inhumation on lui répond que le gouvernement est trop occupé par l'anniversaire. Elle fut enterrée sans honneurs dans une fosse commune avec la seule présence d'Indalesio. 

Ses restes furent exhumés 100 ans après pour être gardés dans un mausolée qui fut construit en son hommage à Sucre.

Sources: 

http://es.wikipedia.org/wiki/Juana_Azurduy

http://uncajonrevuelto.arte-redes.com/?p=143

 
   
   
 

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