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Tiahuanaco (-1000 à 1300)
     
 

Cette culture est divisée en trois grandes époques selon son développement historique et social: la période rurale, la période urbaine et la période impériale.

Période rurale

La première période, contemporaine aux Wankaranis et aux Chiripas, commence avant l’an 1000 avant J.C., avec les premières instalations humaines à Tiahuanaco et dure jusqu’à peu avant notre ère.

À cette époque le site de Tiahuanaco est occupé par un petit village de maisons rectangulaires attachées à une petite enceinte circulaire probablement destinée à la cuisine. Les fondations sont en pierres, les murs en terre et de petites rues relie les maisons.
On n’a pas retrouvé de centre religieux ou d’indice montrant qu’il y avait des classes sociales, par contre on a retrouvé les cistes en pierre où les tiahuanacotas enterraient leurs morts et les corps qu’on y a trouvé montrent qu’ils pratiquaient la déformation crânienne.

L’économie était basée sur la culture de la pomme de terre qui, pour être stockée était déshydratée tel que le chuño que nous connaissons aujourd’hui.
Un moment décisif fut la domestication du lama, peut-être inspirée des Wakaranis, qui permit l’échange de produits. La laine du lama quant à elle était utilisée pour le tissage et la viande pour l’alimentation.
Les tiahuanacotas ont mis en place un commerce supplémentaire à travers l’échange de pointes en pierre des Wakaranis, de la soldalite et de l’héliobasalte.

Ils connaissaient le cinabre, dont la couleur rouge était utilisée lors des rites funéraires. Ils travaillaient le cuivre en utilisant, entres autres, la technique du moulage. De la même façon ils travaillaient l’or et l’argent.

Période urbaine

Entre les 1 et 2èmes siècles à Tiahuanaco se produit un changement radical; apparait alors un grand centre religieux et une population divisée en classes sociales.
C'est à cette période, que nous pouvons appeler urbaine, que commence à se définir la formation d’un état qui transcende les limites de la ville.

La production agricole présente des surplus qui servent à nourrir l’aristocratie dominante; les prêtres et les guerriers. Apparaissent les artisans spécialisés dans l’art de la céramique et de la métallurgie.

A cette période naissent de nouvelles villes comme Ojje, sur les rives du Titicaca, Konko-Wankani, proche du village actuel de Jésus de Manchaca et Lucurmata, qui présentent également de petits temples sacrés.

Le grand centre cérémoniel se partage autour de deux grand temples : l’ensemble d’Akapana et le Puma Punku qui montrent la double structure de Tiahuanaco, qui montre elle-même la double structure de la société andine. Toutes les villes andines sont divisées en deux : Anan (ceux du haut) et Urin (ceux du bas).

Au fur et à mesure que la ville se développe apparait une céramique typiquement tiahuanacota, consistant en des céramiques zoomorphiques, finement peintes. A cette période il y a deux types de céramiques, une peinte en marron, rouge et blanc sur un fond châtain, et l’autre peinte également présentant des figures humaines.

Pour l'approvisionnement en bois et produits de la mer les tiahuanacotas établissent des enclaves dans les vallées sub tropicales et ont aussi des contacts avec la côte du pacifique, près de laquelle se créent des centres très importants comme à San Pedro de Atacama.

Les tiahuanacotas exploitent différents métaux et, à travers le mélange du cuivre et de l’étain, ils obtiennent le bronze, atteignant ainsi la supériorité miltaire sur les autres peuples qui ne le connaissaient pas encore.

Les  terres sont cultivées au moyen de fossés qui permettaient de retenir l’eau des pluies pour assurer la culture lors de la période sèche. Ces fossés sont appelés en aymara « Suka kollus ».

La période urbaine dure jusqu’au 7ème siècle de notre ère. À ce moment là l’expansion de l’état tihuanacota avait déjà commencé, entrant ainsi dans la période impériale.

Période impériale

Au 8ème siècle Tiahuanaco s’étend politiquement sur base de deux enclaves, autant sur les côtes du pacifique et dans les vallées que sur l’altiplano et les montagnes.

Cette extension fut possible grâce à la domination du Bronze qui leur donna une grande supériorité militaire. L’expansion se remarque par la diffusion de symboles et d’éléments tiahuanacotas qui apparaissent dans la céramique et les textiles de tout l’empire. Cette expansion arrive jusqu’au nord du Chili, montre des relations avec le nord de l’Argentine, laisse des marques dans les vallées de Cochabamba et au nord va jusqu’à la ville de Huari, près de Ayacucho.

La pénétration des tiahuanacotas se fit selon plusieurs modalités selon que la culture envahie était déjà fortement développée ou pas. Si la zone est culturellement fortement développée, comme dans les montagnes centrales et les côtes du Pérou, se produit un métissage culturel qui unit les caractéristiques de la culture locale et celle des tiahuanacotas.

Il y eut à Huari par exemple beaucoup d’influences tiahuanacota et de Nazca mélangées. La diffusion tiahuanacota se fit depuis en deux grands points, Huari au nord et Tiahuanaco au sud.

Au 13ème siècle la chute de l’empire est inévitable à cause des conditions climatiques; vers 950 le régime des pluies baisse cruellement laissant place à une énorme sécheresse entre 1250 et 1310 après J. C. La conséquence de ce nouveau climat est le manque de récoltes et disparition des champs de culture et des Suka-Kollus. La population se disperse et les centres urbains sont abandonnés.

Arrive alors sur l’altiplano différents peuples de bergers parlant l’aymara et construisant de petites villes fortifiées; les seigneuries aymara. Ces peuples viendraient du sud-ouest, des régions de Coquimbo et Potosi.

Ces seigneuries mélangées aux ethnies locales vont former ce qu'on apelle après la conquête espagnole les "règnes collas", caractérisés par leurs tours funéraires; les chullpas.

Suite de l'histoire: le collasuyo

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Source: 

José de Mesa, Teresa Gisbert, Carlos D. Mesa Gisbert : HISTORIA DE BOLIVIA; 4ème édition, Editorial Gisbert, La Paz, 2001

 
   
   
 

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